• Les Surnaturels

     

     

     

     

    « L’homme se croit au sommet de la chaîne alimentaire, mais il se trompe, car il est lui-même, la proie de prédateurs, bien plus sournois et malins que lui ! »

    [Gilles de Saint - Martin]

     

    « Les âmes vagabondes ou les intrus ce sont des extraterrestres nuisibles capables de s’infiltrer dans « l’intelligence » de certains individus malléables qui ne présentent qu’une faible résistance psychologique, et qu’ils contrôlent alors, complètement, le temps de mettre en œuvre leur mission de sape et de ruine. Ce sont les parasites, les pirates de la création, qui ont des vues sur notre planète. »

    [Les gîtes secrets du lion, George Hunt-Williamson, 1958] 

     

    « La présence des ovnis étant prouvée, et, l'ingérence des créatures polymorphes endo-exogènes enfin reconnue, il nous reste maintenant à démontrer l'existence des visiteurs extraterrestres. »

    [Guillaume Chevallier]

     

    Les Surnaturels 

     Par Bellator

     

     

     Tout au long de notre histoire collective et de notre vie individuelle, de mystérieux compagnons de route nous accompagnent, sans relâche, ce sont des êtres surnaturels dont l'existence est continuellement signalée par tous les peuples, et à toutes les époques.

    Certains en ont fait des dieux, des anges, des esprits de la nature, des émanations animistes, des visiteurs des étoiles et d'autres des chimères, des génies, des revenants, des diables ou des démons.

    Qu'elles soient endogènes, indigènes ou exogènes ces entités vivantes, de nature égrégorielle, éthérée ou incarnée, ont toutes des facultés extraordinaires ou des pouvoirs fabuleux, dans la sphère physique et dans la sphère métaphysique.

    Elles nous visitent dans nos rêves et se manifestent dans notre réalité quotidienne, sous les formes les plus diverses et adaptées à nos croyances ou à notre culture générale.

    Dans les différentes sphères de l'animé et de l'inanimé, elles réalisent des performances fantastiques, prodigieuses, merveilleuses ou miraculeuses, en manipulant les atomes, en jouant sur la dynamique des fluides, et en variant le débit des champs vibratoires.

    Rien ne leur paraît impossible à nos yeux éberlués et à nos esprits fascinés.

    Dans le meilleur des cas, ces surnaturelles communiquent avec nous sous le motif d'établir une relation particulière d'intérêts mutuels, et abusent, le plus souvent, les personnes en souffrance, affaiblies, ou dont le système immunitaire psycho/physique est défaillant.

    Ce marché contractuel à conflit d'intérêt se révèle toujours un marché de dupes, parfois ponctuel pour les surnaturels, et, à terme régulièrement parasitaire pour les créatures naturelles biologiques plantes, animaux et humains.

    Ces prédateurs supranaturels métamorphes tissent en mode symbiotique la toile de leur système de contrôle, afin d'assurer leur propre survie en exploitant nos ressources vitales.

    Les anciens les identifiaient aux esprits de l'autre monde, et, les modernes en font des entités extraterrestres des autres mondes.

     

     

    01 fois, c'est le hasard, 02 fois c'est une coïncidence, 03 fois, c'est tout le contraire !

     

    Les Apparitions des Ovnis et les Apparitions des Surnaturels en Normandie

    Les Ovnis et les Surnaturels

     

     

    Mise à jour de la carte le 29/01/2022 

     

     

     

    Le Transformisme Endogène-Exogène

     Par Guillaume Chevallier

     

     Les contacts, les rencontres rapprochées et les communications avec les représentants de l'autre monde ont impacté notre histoire, en se différenciant formellement et afin de diriger la doxa culturelle dominante.

    Au cours des périodes préhistoriques et antiques, ce fut les croyances religieuses aux dieux, puis le temps des terreurs superstitieuses de la magie des sorciers et des sorcières, époque de l'anti-démonologie, qui a connu son paroxysme hystérique, avec la Réforme, au XVIIe siècle, à laquelle a succédé l'illusionnisme de l'ésotérisme kabbalistique et le culte de l'occultisme hermétique, propre à la Renaissance, allumant les lueurs crépusculaires de la Révolution, dont le magnétisme, le spiritisme, le magico-chamanisme du New-Age/Para-Science, et, pour finir, l'extratologie-éthérée ufologique, sont les ultimes reflets aveuglants et illusionnistes.

    Au delà de ces apparences, et avant de se dissimuler sous les formes fictives des petits diablotins-lutins des petits gris, des Men-In-Black, et autres créatures hybridés des rencontres rapprochées ovnis modernes, les représentants Métamorphes de l'autre monde, ont manifestement pris un malin-plaisir à adopter les panoplies, aussi variées que trompeuses, des créatures soi-disant divines, angéliques et démoniaques.

    L'analyse structurelle, la corrélation formelle et l'étude statistique des phénomènes de hantise, de possession démoniaque, ou d'apparition diabolique, ou même faussement mariale, le démontrent abondamment.

    En effet, les occurrences manifestées, les emprises psychologiques et physiques, sont structurellement identiques, et les parallèles sont d'une évidence indiscutable chez les témoins/expérienceurs, les abductions-visites en chambre/rapts et visites nocturnes démoniaques, les paralysies temporaires/immobilisations mystérieuses, les communications télépathiques/voix intérieures, les implants, marques/épines-aiguilles cicatrices, les lieux ovnigènes/lieux hantés, les apparitions lumineuses ovnis/manifestations lumineuses diaboliques, les portails multidimensionnels/voyages hors du temps présent, les transports géographiques/déplacements surnaturels, les rapports sexuels des RR6 classe B/ rapports charnels avec les succubes et les incubes, les hybridations alien-humain/enfants du diable, les extraterrestres polymorphes/créatures métamorphes démoniaques, les crop-circles/cercles des fées, les traces et objets matériels/empreintes et apports surnaturels, les mutilations de bétail/sacrifices mutilations d'animaux, etc. comme l'illustrent suffisamment les descriptifs et la cartographie des apparitions ufologiques et des manifestations surnaturelles en Normandie (plus de 50 % des sites ovnigènes sont géolocalisés sur les clusters des phénomènes surnaturels).

     

    Les Manifestations Surnaturelles en Normandie (extraits)

     

     

     Tilly-sur-Seulles (14) - Apparitions Polymorphes / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

     

     

    En 1896, le 18 mars, et souvent depuis lors, la Vierge, y apparut dans un arbre, au champ Lepetit. De nombreuses personnes en témoignèrent, des mystiques eurent des extases et réussirent des guérisons. On accourut de toutes parts et beaucoup furent convaincus. Une Dame J. M., sous la foi du serment, déclara et écrivit : quelque chose s'enroulait autour de l'arbre en prenant la forme d'une statue recouverte d'un voile léger ; la figure est animée, les yeux sont flamboyants, le rire ironique ; tout l'ensemble de la physionomie effrayante à voir ; la Dame interrogea l'apparition : Qui êtes-vous ? et j'entends une voix très distincte me répondre : Légion. Au même moment, je vois un croissant qui se forme à la hauteur des pieds et dans ce croissant une multitude de têtes plus ou moins grimaçantes. Mais vous êtes donc des démons ? Et pourquoi prenez-vous cette forme ? Pour tromper la crédulité publique. Que voulez-vous ? Des hommages.

    Source : Le Tenneur René - Magie Sorcellerie et fantastique en Normandie -1979. La revue du monde invisible, 1898-1899.

     

     

    Éculleville (50) -  Observations de La Roue Ferrée / Ovni du XVIIe siècle

    L'Écholocalisation 

     

     

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    XVIIe siècle : Nord de la presqu'ile du Cotentin, on vit à Éculleville, entre Cherbourg et la pointe de la Hague, une roue ensorcelée, La Roue Ferrée qui, la nuit, dévalait à toute allure la côte de la Croix.

    Source : Le Tenneur René - Magie Sorcellerie et fantastique en Normandie -1979.

     

     

    Servigny (50) - Mutilations  / Transformisme au XIXe siècle

     

    1899 : Un riche fermier de cette commune entendait chaque nuit ses chevaux hennir anormalement ; le matin il les trouvait blessés par des morsures. Il s'embusqua un soir, à proximité, et à minuit il vit arriver au galop un grand cheval noir qui se jeta sur les autres bêtes et les mordit cruellement. Le fermier n'hésita pas et d'un coup de fusil étendit le cheval noir, tué raide. Quelle ne fut pas sa douleur quand, au fur et à mesure que le sang de la bête s’écoulait, il vit la forme humaine initiale réapparaître et il reconnut son fils cadet qu'il venait de tuer.

     Source : A. Marquez Le Bouais Jan 1899.

     

     

    Tourville sur Sienne (50) - Transformisme au XIXe siècle

     

    Au milieu du XIXe siècle, le sieur Douville, fermier du Haut-Manoir, voyant ses bêtes mourir anormalement, ses récoltes pourrir, ses arbres se dessécher, comprit qu'il était victime d'un sorcier ; le sieur Douville savait qu'un sorcier pouvait revêtir la forme d'un animal mais conserver son poids initial, ayant remarqué un chat noir inconnu, il scia le barreau d'une échelle aux 3/4, après plusieurs soirs d'attente, le fermier vit le chat grimper à l'échelle, le barreau céda et l'animal tomba lourdement : Douville lui écrasa la tête d'un coup de talon et stupéfait, il vit qu'en s'écoulant le sang laissait réapparaître la forme première : c'était celle d'un sorcier de Gratot (50) nommé Lecoq qui, tout le monde le savait, voulait le ruiner afin d'obtenir à bon compte la ferme du Haut-Manoir (50).

     Source : A. Marquez Le Bouais Jan 1899.

     

     

    Pacy-sur-Eure (27) -  Visiteur en Chambre / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

     

    Une des nombreuses Images réalisées par Daniel Nemes avec son appareil photographique appelé "L' Hexagone".
     

    « Je suis un scientifique et inventeur espagnol, en 2013 j'ai découvert la technologie Energivision qui nous permet de capturer des êtres d'origine inconnue (autres plans). »

    [Daniel Nemes -  Les Visiteurs Multidimensionnels]

     

    En 1963, chez un garde-barrière de Pacy-sur-Eure (27) se produisirent, chaque nuit et pendant plusieurs mois, des bruits insolites, ôtant tout sommeil aux habitants ; il fut impossible d'en découvrir la cause. Chose curieuse, ces bruits s'entendaient à des heures absolument fixes, commençant à 21 h 30 pour se terminer à 02 heures du matin. Le garde-barrière et les siens étaient au bord de la dépression nerveuse, d'autant plus qu'une nuit, la jeune Roselyne, âgée de 14 ans, assura avoir vu un fantôme aux yeux cruels pénétrer dans sa chambre. Le chien aboya, ce qui, fit disparaître le spectre.

     Source : Daniel Réju - Fantômes et maisons hantées.

     

     

     Rémilly-sur-Lozon (50) - Crash de Rien / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

     

    XVIIe siècle : Un globe de feu, assez volumineux, apparaissait chaque soir au-dessus du marécage, près de la grange de Mons ; appelé pour cela Feu de Mons ; il s'élevait dans les airs, semblait se promener au-dessus des prairies, puis disparaissait. Un jour, le Feu de Mons s'avança jusqu'au bourg et s'abattit dans un jardin assez proche de l'église ; on n'en trouva ensuite aucune trace.

    Source : Abbé Bernard - Notes sur Rémilly-sur-Lozon (Micro-film Arch. de la Manche).

     

     

    Carentan (50) -  Disparition vers 1820 / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique 

     

    Vers 1820, une extraordinaire aventure arriva à un voiturier normand. Conduisant son véhicule d'Isigny-sur-Mer (14) à Carentan (50), il aperçut, près du lieu-dit La Fourchette, une jeune femme assise, pâle, au bord de la route. Elle demanda à monter et chemin faisant on parla ; la femme, avec exaltation, dit, sur le sort de la France, des choses que le voiturier ne saisissait pas toujours. Et soudain : Voyez cette carriole qui roule devant nous, s'exclama-t-elle ! Ce que je vous dis est aussi vrai qu'un homme est mort maintenant dans cette voiture. Allez-y ! Le roulier courut à la carriole et trouva le conducteur raide mort ; les chevaux, obéissant à l'habitude, continuaient leur chemin sans guide. Revenu aussitôt à son véhicule, le roulier stupéfait constata que l'inconnue avait disparu : à sa place se trouvait un petit crucifix d'ébène.

     Source : Le Momus Normand - 1932.

     

     

    Gouberville (50) - Rencontre Rapprochée du Premier Type le 14/04/1553

     

     

    Étant à Gouberville (50), le vendredi 14 avril 1553, Symonnet et Moysson furent de nuit à la chasse. Quand ils en revinrent et dirent qu'ils avaient entendu la chasse Helquin au Viel Bosc ; les chasses aériennes, procession nocturne de damnés, se déroulant aussi sur terre.

     Source : Le Tenneur René - Magie Sorcellerie et fantastique en Normandie -1979.

     

     

     

     Laumont (14) - Un Chupacapra en 1880

    Polymorphe par Daniel Nemes 
     

     
    Une des nombreuses images réalisées par Daniel Nemes avec son appareil photographique appelé L' Hexagone.
     

    « Je suis un scientifique et inventeur espagnol, en 2013 j'ai découvert la technologie Energivision qui nous permet de capturer des êtres d'origine inconnue (autres plans). »

    [Daniel Nemes -  Les Visiteurs Multidimensionnels]

    https://www.google.com/search?source=univ&tbm=isch&q=daniel+nemes&client=firefox-b-d&sa=X&ved=2ahUKEwjm5e70k7frAhVl8uAKHRAJAmcQsAR6BAgOEAE&biw=1704&bih=966

     

    En 1880, au village de Laumont, près de Saint-Georges d'Aunay (14), il y eu une maison hantée dans laquelle, chaque nuit vers 02 heures, la vaisselle et les meubles s'agitaient, des coups sourds réveillaient les occupants qui en deviennent obsédés. Un jour on aperçut un être étrange, à queue énorme, couvert de poils jaunes, la tête surmontée de deux cônes pointus, avec des yeux ronds flamboyants.

    Un notable, adepte du spiritisme, l'identifia à un défunt du purgatoire, et une dizaine de courageux qui montèrent la garde, aperçurent ce Diable qui se précipita dans un puits après avoir essuyé un coup de feu, et on décida de le lapider en jetant des grosses pierres par-dessus la margelle.

    Un maçon, nommé Lardiva, descendit au fond du puits, mais n'y trouva que de vieux ustensiles de cuisine et une paire de bottes, aucune trace du Démon. 

    Les occupants de la maison hantée refusèrent de rester et le propriétaire dut l'abandonner, ne pouvant ni la louer, ni la vendre.

    Source : Jeanne Camille, Monogramme de Saint-Georges d'Aunay.

     

     

    Annebault (14) - Abduction aux environs de 1850

     

    Aux environs de 1850, au village d'Appeville-Annebaut, Annebault, près de Dozulé (14), mourrait Marie M., laissant sa fille mariée : celle-ci avait promis à sa défunte mère de lui faire dire une messe dont elle gagnerait le prix avec son rouet.

    La jeune femme oublia sa promesse. La nuit de Toussaint suivante, elle, son mari et son enfant furent réveillés en sursaut par le bruit du rouet qui tournait seul. L'enfant sortit de son lit en criant : Grand-mère ! Grand-mère ! et disparut aussitôt. Ses parents affolés le cherchèrent partout en vain ; tandis que le rouet continuait de tourner, mais les parents n'osèrent pas l'approcher le reste de la nuit.

    Le jour venu, le rouet s'arrêta  et on trouva près de lui l'enfant frais et souriant ; il jouait avec la bobine et on s'aperçoit que celle-ci était chargée d'un fil mince et soyeux.

    La jeune femme se souvint alors de sa négligence. La messe promise fut dite et la défunte reposa en paix ainsi que sa descendance.

    Source : Revue des Traditions populaires, T. 1.

     

     

    Argentan (61) - Hybridation en 1586 / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

    En 1586, P. Le Loyer, juge estimé au présidial d'Angers, rapporta dans son ouvrage, Le livre des Spectres, un fait extraordinaire advenu de notre temps, aussi merveilleux que chose qui se puisse remarquer des bons auteurs :

    Près d'Argentan (61), un gentilhomme se rendit à une Diablerie (Sabbat) où il joua le rôle du Diable ; ému et échauffé il retrouve sa femme et coucha avec elle dans son déguisement. A neuf mois de là, elle enfanta un fils si monstrueux, que de nez, de tête, de front et du reste des parties du corps, et pareillement des pieds, il ressemblait mieux à un satyre, comme le décrivent les Poètes, que non pas à un homme.

    Après ce fils diabolique, d'autres enfants naquirent, normaux, et, les parents morts, ils plaidèrent afin d'évincer leur aîné de la succession, arguant qu'il n'était point homme mais monstre. Après un long procès la cour d'appel de Rouen confirma que l'aîné devait conserver ses droits.

    Source : Le Tenneur René - Magie Sorcellerie et fantastique en Normandie -1979.

     

     

    Tourville-la-Rivière (76) - L'If Magique / Paralysie du Sommeil au VXIIe siècle

     

    XVIIe siècle : A Tourville-la-Rivière, on parlait d'un if dont l'ombrage magique faisait perdre à l'imprudent qui s'y reposait toute possibilité de retrouver son chemin et même tout désir de le poursuivre. Il s'endormait sans retour, sauf si un passant, ayant mis au préalable sa veste à l'envers, le réveillait.

    Source : Charles Rossler, L'Art celtique.

     

     

     

    Saint-Lô (50) - Métamorphe du XIXe siècle / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

    XIXe siècle : Dans la région de Saint-Lô un soir, une religieuse se vit suivie par un chien étrange ; poussée par un pressentiment, elle se souvint à propos du procédé utilisé par de nombreux saints ayant capturé des animaux démoniaques ; elle parvint à enrouler son chapelet autour du cou de l'animal et à l'entraîner dans son couvent. Le lendemain, au lever du jour, on retrouva l'animal ayant repris une forme humaine et nu comme un ver.

    Source : Enquête sur la Sorcellerie, Bulletin Société Archéologie, Orne février 1954.

     

     

    Saint-Symphorien-des-Monts (50) - Bail de 40 ans pour un Hôte Invisible / Contact

     

    Vers l''année 1817 et pendant près de 40 ans, le presbytère de Saint-Symphorien-des-Monts connut des nuits bien agitées. Le curé Garnier, qui y habita jusqu'en 1821, en souffrit, mais le curé Gohier, qui en pâtit davantage, les supporta stoïquement de 1821 à 1853.

    Ce presbytère était fréquemment troublé par des bruits anormaux : dégringolades dans les escaliers, coups dans les murs, remue-ménage de toutes sortes et toujours inexplicables. Ceux qui avaient le courage de coucher au presbytère percevaient immanquablement ces vacarmes et aussi, disait-on, la venue d'un être invisible qui leur soufflait au visage.

    Un jour, en l'absence du curé, la vieille servante vint, avec son mari, passer la nuit dans la maison : ils furent réveillés par un énorme bruit de bouteilles, venant de la cave, mais aucun dérangement n'y fut constaté le lendemain.

    Un jeune prêtre arriva un soir pour coucher et se montra sceptique quant à la présence de revenants ; dans la nuit, quel ne fut pas son effroi de se sentir tiré par les pieds et projeté sur le plancher !

    L'abbé Piton, curé des Biards (50) et neveu du curé Gohier, était souvent venu, dans sa jeunesse, séjourner chez son oncle ; chaque fois, il fut témoin de faits extraordinaires : bruits étranges, meubles vibrants, objets disparaissant.

    Un soir qu'il dînait en face de son oncle, les portes s'ouvrirent brusquement puis un coup violent fut donné sur la table, entre les deux convives. Ce n'est rien, dit le curé, n'y fais pas attention.

    Peu après, alors qu'il lisait au lit avant de s'endormir, le jeune homme entendit des pas précipités dans l'escalier : apeuré, il cacha sa tête sous les draps mais une main les saisit, tentant de les arracher ; affolé, le garçon se précipita vers la porte en criant et tomba  : on le retrouva sans connaissance, la figure en sang.

    Il ne revint jamais chez son oncle. Celui-ci s'était habitué à ces manifestations inexplicables : quand il montait se coucher, il disait : au revoir, à demain à l'être invisible et s'endormait malgré les bruits bizarres. 

    Souvent, la nuit, il s'entendait appeler par son nom, regardait par la fenêtre pour s'assurer que ce n'était pas quelque paroissien réclamant ses services, puis, ne voyant rien, se recouchait tranquillement.

    Ses successeurs, victimes des mêmes ennuis, n'eurent pas sa philosophie et ne restèrent pas longtemps en place. Le calme revint, vers 1855, quand le presbytère, devenu une dépendance château, fut désaffecté et transformé en écurie.

    Source : Dr. Legendre, Les sabbats de Saint-Symphorien, Revue de l'Avranchin, 1940 (d'après une note écrite en 1900 par l'abbé Vautier, curé de la paroisse).

     

     

    Saint-Symphorien-des-Monts (50) - Le Retour de l'Invisible / Contact

     

    En 1857, la maison des religieuses du Sacré-Cœur fut à son tour le lieu de phénomènes surnaturels. Jeanne Séquard, veuve d'Alexandre Juhé, pourtant pieuse et bonne, aurait-dit un jour aux sœurs : quand je serai morte, je viendrai vous tirer par les pieds. Et aussitôt après sa mort, la maison des religieuses fut en butte à des vexations quasi quotidiennes : bruits de chaînes traînées dans les escaliers, coups dans les murs, sifflements d'un rouet invisible. Des visiteurs sentirent un violent souffle passer sur leur visage. La directrice des religieuses de Louvigné (50) et d'autres dames ayant demandé l'hospitalité à la communauté furent témoins des mêmes phénomènes inexplicables.

    Les propriétaires châtelains voulurent s'en assurer, ils s'installèrent au rez-de-chaussée pour y passer la nuit ; soudain la maison fut positivement ébranlée comme par des coups de massue donnés sur les planchers ; on chercha partout en vain et on fut obligé de reconnaître qu'il y avait à cela une cause invisible et inconnue.

    La vie étant impossible pour les religieuses, l'évêque d'Avranches, Mgr. Daniel, informé, autorisa que des messes soient dites sur place. Pendant neuf jours, des offices furent célébrés dans la communauté : les bruits s'évanouirent peu à peu et bientôt il ne fut plus question de rien d'extraordinaire.

    Source : Dr. Legendre, Les sabbats de Saint-Symphorien, Revue de l'Avranchin, 1940.

     

     

    Brix (50) - Janvier 1860, la Matérialisation d'un Esprit / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

    Le 14 janvier 1860, le sieur Lecomte, cultivateur à Brix vit, près de lui un de ses anciens camarades avec lequel il avait travaillé autrefois au port de Cherbourg, et qui était décédé depuis deux ans et demi.

    Le revenant demandait qu'une messe soit dite pour le repos de son âme. Effrayé, Lecomte ne répondit pas, mais l'apparition se reproduisit pendant chacun des jours suivants.

    Le 19, Lecomte osa enfin répondre : Puisque tu veux une messe, dis-moi où elle doit être dite et si tu y assisteras. Je d'sire, répondit l'esprit, que la messe soit célébrée dans huit jours à la chapelle Saint-Sauveur et je m'y trouverai. Le défunt ajouta : Il y a longtemps que je ne t'avais vu et il y avait loin pour venir te trouver. Cela dit, il le quitta en lui serrant la main.

    La promesse fut tenue ; la messe fut dite à Saint-Sauveur le 27 janvier et Lecomte vit son camarade agenouillé sur les marches de l'autel, près de l'officiant, mais personne autre que lui ne l'aperçut, bien qu'il ait demandé au prêtre et aux assistants s'ils ne l'avaient pas vu. Depuis, Lecomte ne fut plus jamais visité et retrouva la tranquillité. Selon la Revue Spirite : Il ne s'agit pas d'une simple vision mais d'une apparition tangible, puisque le défunt ami de sieur Lecomte lui avait serré la main.

    Source : La Revue Spirite, 1860.

     

     

    Bouillon (50) - Les Polymorphes vers 1800

     

    Les Ovnis & les Surnaturels !

     

    Vers 1800, les bords de la mare de Bouillon avaient la réputation d'être le rendez-vous de sorciers venant, la nuit, y cueillir leurs herbes magiques. Certains soirs on y avait aperçu des lutins sous différentes formes d'animaux ainsi qu'une Dame Blanche. De loin, on entendait les lavandières nocturnes battre leur linge ; on parle même de loups.

    C'est près de là, dit-on, que Mr. de Bacilly, percevant chaque nuit des bruits anormaux au-dessus de sa maison, prit son fusil et se cacha au bord de la mare : il entendit soudain, en l'air, un bruit de causerie et aperçut des formes bizarres : il tira et une ombre tomba lourdement près de lui. C'était une sorcière qui, sans doute, ne s'était pas suffisamment enduite de l'onguent magique (sang et graisse de nouveau-né sacrifié) elle mourut à ses pieds.

    Source :  P. de Gibon, Sur la mare de Bouillon, Le Pays de Granville, 1908.

     

     

    Trouville-la-Haule (27) - Pierres Volantes Non-Identifiées en 1927

     

    Le 11 août 1927, M. B., boulanger à Trouville-la-Haule, vint déclarer à la gendarmerie que, le matin même, de nombreuses pierres s'étaient abattues dans sa cour, brisant des tuiles et des carreaux, sans qu'il pût se rendre compte de leur provenance. 

    Ces jets de pierre se répétèrent à plusieurs reprises dans la journée ; les recherches effectuées par le boulanger et des voisins n'eurent aucun résultat. Le boulanger n'avait pas d'ennemis et vu la grosseur des pierres, on ne pouvait penser aux exploits de gamins. Les gendarmes vinrent enquêter, mais ils ne purent que constater les chutes de pierre sans pouvoir déterminer la direction d(où elles venaient : ils s'embusquèrent alors, à la nuit tombée, mais ne remarquèrent rien d'anormal. L'affaire ne fut jamais éclaircie.

    Source : Le Tenneur René - Magie Sorcellerie et fantastique en Normandie -1979.

     

     

    Bully (76) - L'Antigravité au XVIIIe siècle  / Contact

     

    A Bully, vers 1720, plusieurs habitants, des femmes surtout, commencèrent à se croire ensorcelés. En proie à la possession diabolique, ils se livrèrent à de nombreuses extravagances, poussant des cris, se roulant à terre, grimpant sur les toits ; on vit même, paraît-il, des femmes marchant la tête en bas sans que l'on remarqua aucun désordre dans leurs vêtements. 

    Source : J. E. Decorde, Essai historique sur le canton de Neufchatel.

     

     

    Falaise (14) - Disparition Instantanée au début du XVIe siècle

     

    Au tout début du XVIe siècle, à Falaise, un sorcier avait été condamné à la pendaison pour ses maléfices par envoûtement. Au moment de l'exécution, le bourreau Jouenne, d'une famille de bourreaux très connue en Normandie, dit au condamné : si tu es sorcier, tu rompras cette corde. Et quand le bourreau s'enleva à la corde, celle-ci cassa net. Le pendu retomba droit sur ses pieds et, dans un grand rire, s'enfonça dans la terre ; le bourreau lâchant prise tomba à l'endroit même où le sorcier avait disparu et se fracassa le crâne. On entendit alors un second éclat de rire, si strident que les assistants, en proie à une terreur panique, s'enfuirent en se signant.

    Source : P. H. Garet, Les bourreaux normands et leurs valets.

     

     

     Rouen (76) - L'Assiégé par les Invisibles vers 1810 / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

    Vers 1810, vivait à Rouen un riche industriel, Pierre-Louis Le Barbier, adepte des théories de Messmer et du magnétisme. Il se disait Dominatmosphérateur, prétendait dompter les éléments, commander aux nuages et aux tempêtes, et provoquer pluies et orages ; persécuté par les menées d'ennemis invisibles et occultes, il mourut triste et délaissé.

    Source : Archives Départementales Seine-Maritime, C. 121.

     

     

    Potigny (61) - Les Visiteurs de l'Autre-Monde / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

      

     

    L'année 1979, au moment de l'équinoxe d'automne, un promeneur-observateur, âgé de 23 ans, Mr. R. C.,  posté de jour, au site mégalithique de la « Brèche au Diable  » (14), qui est bien connu en Normandie Occidentale, et plus précisément dans le secteur de la « Pierre Ronde » où se tenaient les « Sabbats des Sorciers », lorsqu'il vit surgir une troupe d'une quinzaine d'individus hommes et femmes, aux teints blafards et à l'aspect désincarnés, qui avançaient en file indienne, bizarrement accoutrés, et plutôt agités, comme s'ils sortaient directement d'un Asile de «  forcenés ou d'énervés » du haut moyen-âge. Surpris et effrayé le témoin n'a pas osé les suivre.

    Source :  Enquête du Génpi.

     

     

     

    Rânes (61) - RR6 Classe B avec une Fée- Golem / Métamorphe / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     Les Résidents 

     

     

    A Rânes, dans la forêt d'Argouges, revient la fée Andaine qui avait épousé le seigneur d'Argouges à condition qu'il ne prononçât jamais le mot : mort.

    La fée Andaine disparut subitement le jour où le sire d'Argouges dit le mot fatal.

    [selon l'enseignement de la kabbale le mot, mort = METH, et le mot EMETH = vérité ; le mot, EMETH, écrit sur le front du Golem = être embryonnaire, lui donnait la vie, et lorsque le Golem devenait incontrôlable, on effaçait la première lettre, du mot, EMETH pour lui donner la mort = METH]

    Source : Le Tenneur René - Magie Sorcellerie et fantastique en Normandie -1979.

     

     

     Falaise (14) -  RR3 / RR4 en 1761 / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

      

     

    En janvier 1761, des témoins assuraient, au lieutenant-criminel du bailliage de Falaise, que Jacques Bacon, marchand de Versainville (14), avait fait un pacte avec le Diable : qui lui assurait d'avoir dans sa poche, tous les matins, 36 livres (environ 46.08 euros) ; n'ayant pas exécuté les conditions du pacte, l'esprit malin voulant lui tordre le cou, il s'était adressé aux 04 curés de Falaise et à celui de Versainville qui l'avaient exorcisé, mais sans y réussir ; un jour, étant à la halle de la ville de Falaise, les dits témoins virent le Diable descendre avec ses griffes et vouloir se jeter sur lui pour l'enlever, ce qui serait arrivé si le curé de Saint-Gervais (14) n'eut promptement accouru, revêtu de son étole, et n'eut chassé le Diable et sauvé le sieur Bacon.

    Source : G. Lesage, A travers le passé du Calvados.

     

     

    Louviers (27) - Men In Black en 1591/ Métamorphe / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique 

     

     

    Le 16 août 1591, une affaire de possession mit en émoi la ville de Louviers, vers minuit on entendit de grands bruits dans une maison qui était vis-à-vis du portel de la grande église. On crut à des ennemis et l'alarme fut donnée par tout la ville.

    Le capitaine Diacre et ses soldats virent passer par les fenêtres de la dite maison, tables, chaises, landiers et d'autres  meubles ; la femme Le Gay et la femme Deshaies apparurent à la fenêtre, criant à l'aide et se voulant jeter du haut en bas disant que c'était un esprit qui les avait tourmentées et avait tout renversé sans dessus-dessous les meubles.

    Toutes les autorités se déplacèrent, seigneur, grand maître des eaux et forêts, prévôt général de la maréchaussée, le sieur du Rolet et le curé de Mortemer.

    Interrogées, les deux femmes se déclarèrent : fort ébahies et déchevelées ; vers la minuit un esprit était descendu par la cheminée, comme un brandon de feu, et s'était adressé à leur servante Françoise Fontaine, âgée de 22 ans, l'avait poursuivie dans son lit, l'avait battue d'une hallebarde dont elle avait le visage meurtri, et avait provoqué tous les brisements et tout le désordre qu'ils voyaient.

    La servante déclara que ledit esprit s'était à plusieurs reprises adressé à elle depuis trois mois. Des contradictions dans ses déclarations la fit soupçonnée d'intelligence avec le Diable et elle fut conduite en prison. Peu après, le geôlier vint tout défait et épouvanté informer qu'il était impossible de la garder en prison à cause du désordre provoqué par le malin esprit qui tourmentait Françoise Fontaine ; au point que les autres prisonniers voulaient rompre leurs chaînes pour se sauver.

    Les manifestations de la possession de Françoise Fontaine bouleversèrent tout le monde, magistrats, prêtres, médecins et les procès-verbaux décrivent des scènes fantastiques :

    nous l'avons vue s'élever en l'air à environ deux pieds hors de la terre, toute droite, et aussi, être jetée et trainée au sol sans que personne ne la touche ; elle avait la gorge fort enflée et les yeux qui lui sortaient hors de la tête ; et encore il nous fut impossible, de toute notre force, de lui faire bouger par exemple le bras, son corps était pris de convulsions ; les chandelles s'éteignaient inexplicablement ; nous fûmes aussi nous-mêmes immobilisés, paralysés par une grande pesanteur et entortillement comme un grand vent.

    Françoise Fontaine déclara : avoir aperçu un grand homme, les yeux éclairants et effroyables, tout vêtu de noir, ayant une grande barbe noire qu'il lui rappela qu'elle s'était donnée à lui, pour avoir un sac plein de pièce d'argent, et qui la fit dépouiller toute nue et eut sa compagnie charnelle par quatre fois ; il l'avait mordu jusqu'au sang aux tétins, dont les cicatrices résultantes étaient devenues insensibles, comme les marques imprimées sur les corps de ceux qui se donnaient au Diable et à ses Démons.

    Françoise Fontaine révéla avoir donné une mèche de ses cheveux à l'homme en noir, qui s'en servait pour l'enlever par sa chevelure lorsqu'elle s'élevait mystérieusement dans les airs, comme toutes les fois où elle a été transportée directement au cimetière de Bernay (27), lorsqu'elle était la servante d'un tailleur de pierre de Bernay, nommé Quatremares.

    On comprit donc que le démon la possédait avec le viatique du Münch = la puissance occulte résidant dans les cheveux et les poils, on décida alors de la raser entièrement, et c'est ainsi que Françoise Fontaine  fut délivrée de la possession, du Men In Black, qui la tourmentait.

    Source : Bibliothèque Nationale, Mess. Fr. 24122.

     

     

    Le Pont de Vaudry (14) - Les Noosphères au XVIIe siècle

    Apparition Hypnotique 

     

    Les 02 Guetteurs-Observateurs Ufo-Génpi ont été hypnotisés par les clignotements ultrarapides du phénomène

     

     

     

     

    XVIIe siècle : Dans le bocage normand on voyait des boules fantastiques, tournant sur elles-mêmes et se mettant dans vos jambes pour vous faire tomber, ainsi au moulin du Pont de Vaudry.

     Source : Charles Rossler, L'Art celtique.

     

     

    La Lande à la Dame (50) - RR3 Récurrentes 

     

     

    XXe siècle : On voit toujours la Demoiselle dans la Lande à la Dame, entre Tonneville et Fottemanville (50). Ce serait le fantôme de la fille de l'ancien seigneur de Tonneville qui, en procès au sujet de la possession de la lande, s'écria : Si j'avais un pied dans le ciel et l'autre dans l'enfer, je retirerais le premier pour avoir la lande toute entière ! Elle mourut peu après mais, au moment de franchir la porte du château, son cercueil devint soudain si lourd qu'il fut impossible le déplacer : il fallut renoncer à l'inhumer en terre sainte et on l'enterra sur place, sous le seuil de la porte cochère. Depuis, elle vient interpeller les passants attardés, cherchant à les jeter dans les fossés.

    Source : J. Fleury, journal de l'arrondissement de Valognes, 29 janvier 1841.

     

     

    Baie du Mont Saint-Michel (50) - Visites en Chambre du Horla / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

     

    Guy de Maupassant naquit en 1850 au château de Miromesnil, près de Tourville-sur-Arques (76). Il était le filleul de Gustave Flaubert qui l'initia au surnaturel qui le fascinait.

    Dans son roman autobiographique Le Horla, relatant l'emprise progressive d'une créature inorganique sur sa victime, Guy de Maupassant conte sa visite du Mont Saint-Michel (Mont-Tombe) en compagnie d'un moine qui lui rapporte les histoires fantastiques relatives à ce lieu :

    les gens du pays, ceux du Mont, prétendent qu'on entend parler la nuit dans les sables, puis qu'on entend bêler deux chèvres ; les pêcheurs attardés jurent avoir rencontré, rôdant sur les dunes, entre deux marées, un vieux berger, dont on on ne voit jamais le tête couverte de son manteau, et qu'il conduit, en marchant devant eux, un bouc à figure d'homme et une chèvre à figure de femme, tous deux avec de longs cheveux blancs et parlant sans cesse, se querellant dans une langue inconnue, puis cessant soudain de crier pour bêler de toute leur force.

    [La Baie du Mont Saint-Michel est devenue un site consacré à la dispersion  des cendres funéraires par drone aérien depuis mai 2019]

    Guy de Maupassant constata que son verre d'eau, préparé pour la nuit, se retrouvait vide le lendemain sans qu'il ait bu. Essayant de comprendre, il fit une expérience : un soir, il remplit des verres d'eau et de lait, les enveloppa de mousseline blanche, puis s'enduisit les lèvres, la barbe, les mains, avec de la mine de plomb pour laisser des traces s'il se levait inconsciemment la nuit pour boire ; le lendemain matin, il retrouva les verres vides, sans aucune trace noire sur la mousseline, il concluait :

    je suis certain maintenant qu'il existe près de moi un être invisible qui se nourrit de lait et d'eau, qui habite comme moi, sous mon toit.

    Quelques mois plus tard, les visions de Guy de Maupassant s'intensifièrent ; l'être invisible, Le Horla, le gouvernait complètement. Le pauvre Maupassant, atteint de paralysie générale, mourut en 1893.

    Source : Dr. Jean Lacassagne, Guy de Maupassant et son mal, Album du Crocodile, 1951.

     

     

    Sarceaux (61) - Le Transformisme au Temps de la Chouannerie

    Un Étrange Personnage

     

     

    Proche d'Argentan (61), aux environs de Sarceaux, aux temps de la Chouannerie, on vit, pendant les nuits d'hiver, circulant entre deux énormes arbres séculaires, l'Ormeau et l'Épine (dits de Malabri) un animal fantastique. Si un passant s'approchait, il était battu jusqu'à ce qu'il perdit connaissance. C'était le Revenant Robert de Sorenges, descendant d'une race maudite qui, un soir, ayant pille Écouché (61) et rentrant vers Sées (61) avec son butin, fut attaqué par des paysans révoltés et pendu à un arbre où il devint la proie des corbeaux.

    Au même lieu maléfique, vers 1800, un cultivateur de Tanques (61) fut assassiné par des gens jaloux de sa prospérité. La justice ne retrouvant pas les coupables, un curé, parent de la victime, tira des quérénomies (monitoires) ; les assassins ne s'étant pas dénoncés, ils furent excommuniés et durent courir le garou : ils étaient contraints, par une force satanique, de se rendre chaque soir, les uns à l'Ormeau, les autres à l'Épine, pour y revêtir la Haire (ou Hure : peau de bête) ; ils couraient alors la campagne, battus par le Diable à toutes les croix et à tous les carrefours (lieux de rassemblements des zombies). Les villageois étaient avertis de leur approche par un souffle pareil à celui qui précède la tempête. 

    Source : L . J. Chrétien de Joué-du-Plain, Veillerys Argentenois.

     

     

     

    Le Havre (76) - Le Substitut / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

    Un soldat, Pierre Valin, qui avait était blessé à la tête en 1859  à la bataille de Solférino, venait de mourir à l'hospice du Havre.

    La blessure était depuis longtemps guérie mais l'homme se disait mort, tué net par le coup de feu reçu à Solférino. Ce que vous voyez là n'est pas Valin, disait-il, c'est une machine qu'ils ont faite à sa ressemblance.

    Jamais, en parlant de lui-même, il ne disait je ou moi mais cela. Il restait souvent plusieurs jours dans un état d'immobilité totale ; il était alors absolument insensible à la douleur ; les médecins s'en assurèrent fréquemment, le faisant piquer vivement, par derrière, à l'improviste, sans enregistrer aucune réaction.

    Souvent Valin refusait aussi de manger disant que ça n'en avait pas besoin, que d'ailleurs ça n'avait pas de ventre.

    [Note Substitut : Dans son livre, Histoires Insolites de Normandie de l’Etrange au Diabolique - 2021, Jean-Paul Lefèbvre-Filleau revient sur une étrange histoire que qu’il a suivie en tant que colonel à la gendarmerie de Fécamp. Un homme s’était jeté des falaises d’Étretat pour mettre fin à ses jours. Une affaire malheureusement courante. Pourtant, celle-ci est particulière : après que le corps a été identifié par la famille, quelques jours plus tard, un homme, portant la même identité que le défunt et lui ressemblant trait pour trait toqua à la porte de la compagne de ce dernier.]

    Source : Le journal Le Siècle du 04/07/1861.

     

     

    Bricquebec (50) - Les Abductions Multiples

     

     


    On connaît, dans le département de la Manche, une sorte de Dame Blanche surnommée la bête Havette, qui est très redoutée pour le grand nombre d'enlèvements qu'on lui reprocha. Elle se tient ordinairement cachée dans les fontaines, et malheur aux petits enfants qui s'approchent trop près de l'eau.

    Source : Pierre Le Filastre, Superst. du canton de Bricquebec, Annuaire de la Manche, 1832, p. 217.

     

     

    Yport (76) - Abductés par Les Amphibies 

     

    XIXe siècle : A Yport (76), et dans quelques autres villages de cette partie du littoral de la Manche, il existe une espèce d'animaux marins, qui se présentent souvent sur les bords du rivage. Leurs yeux, d'une douceur enchanteresse, fascinent l'imprudent qui communique avec eux du regard. Bientôt, entraîné sans résistance, ils plonge dans la mer à la suite de ces monstres, et ne reparaît plus.

    Source :Amélie Bosquet, Légendes de Normandie.

     

     

    Ryes (14) - Paralysie au cours d'une Rencontre Rapprochée avec un Sorcier 

     

    Vers 1900, à Ryes : Trois jeunes gens avaient été chargés d'épandre du fumier dans un champ. Passe un vieillard : Ce bonhomme, dit le plus âgé, est un sorcier. Le sorcier avait entendu : Ah ! tu dis que je suis sorcier ? Eh bien ! vous allez voir si vraiment je le suis ! Vous deux (il désignait les plus jeunes), dont Euphémie qui témoigna) vous allez vous asseoir ici jusqu'à midi. Toi, qui me connais, tu resteras tel que tu es jusqu'à demain matin. Le fumier sera étendu, ne craignez rien !

    Le bonhomme parti, les deux plus jeunes n'eurent aucunement l'idée de se lever ; le plus âgé ne bougeait pas, restant debout, appuyé, tel qu'il se trouvait, les mains sur le manche de sa fourche et le menton sur les mains.

    Quand sonna midi, les deux jeunes partirent seuls déjeuner à la ferme et il fallut bien raconter au fermier ce qui s'était passé. Ils retournèrent tous au champ et trouvèrent le fumier étendu, mais malgré l'insistance du maître, le garçon, resté toujours dans la même position, fit signe qu'il ne pouvait pas bouger. De fait, il ne fut libéré que le lendemain matin. Depuis lors, il ne plaisante plus au sujet des sorciers.

    Source : Mme Flattet, Les Cahiers Léopold Delisle, 1950.

     

     

     Clécy (14) - La Fille Métamorphe 

     

    Photo involontaire d'une Dame Blanche (supposée : forme vaporeuse)

    (et des visages tortueux sur l'un des platanes à côté)

    réalisée par Antoine H., le 15/05/2017 à la sortie de Catalen (81) 

     

     Source : Stéphanie Del Regno, Le Livre des Dames blanches.

     

    Dans la bruyère de Noron, près de Clécy, on tira une nuit sur un varou de couleur blanche (couleur rare chez les varous) et qu'au matin on découvrit le corps d'une jeune femme qui en expiation d'une faute cachée devait accomplir, sept années durant, ces courses ombreuses qui se terminèrent par un si tragique dénouement.

    Triste affaire peut-être à l'origine d'une complainte que l'in chantait encore au XIXe siècle dans la région de Tourouvre (61), la complainte : La fille changée en biche : Qu'avez-vous à pleurer Marguerite, ma fille ? J'ai un grand ire en moi. Je n'ose vous le dire. Je suis fille sur jour. Et la nuit blanche biche. La chasse est après-moi.

    Sources : J. Lecoeur, Esquisses du Bocage normand. J. F. Gabriel Vaugeois, Histoire des Antiquités de la ville de l'Aigle.

     

     

    La Lande d'Éclentin (50) - Les Crop-Circles du XVIIe siècle

     

     

    Crop-Circles de Giéville (50)

    apparu le 05/06/2019, à 3h30

    Source : La Presse de la Manche

    Source : Mr Thomas Frémond

    Normandie - France - Ovnis

    Par l'Ordonnance Royale du 25 avril 1672, la condamnation des sorciers fut limitée au bannissement, la mort ne pouvant être appliquée que s'il y avait preuve certaine de sacrilège. 16 ans après certains s'étonnaient encore de la mansuétude royale ; dans une lettre du 1er octobre 1699, l'abbé Le Bourgeois, curé de Cérences (50) regrettait que la Lande d'Étenclin, les juges n'aient point remarqué la trace des pas des sorciers danseurs et la place de la chaudière où Satan faisait son orvietan diabolique.

     Source : C. Flammarion, Les maisons hantées.

     

     

    Écaquelon (27) - Les Marques Corporelles

     Le Marquage 

     

    10/07/2020 -  Abducté (visité en chambre) - Mr M. C. / Pseudo : Romain de la Marre

     

     

    En 1774, fut jugée Madeleine Picard à Écaquelon, baillage de Pont-Audemer, pour ses signes de possessions, en forme de croix, dites Croix des champs, tracés avec les dents sur le corps de la personne, appelés les morsures amoureuses.

    Source : Lettre de Marcel Baudot, Inspecteur Général Honoraire des Archives départementales de la Manche.

     

     

     

    Val-Ferrand (50) - Contrôlé par le Varou

     

     En 1770, au Val-Ferrand, près de Gréville (50), M. de Rikmé fut assassiné en plein jour, à coups de hache, ainsi que son meunier. Un valet de ferme des Vertbois, nommé Gliauminot, fut soupçonné et avoua plus tard avoir été témoin du crime, sans dénoncer personne.

    Ayant été excommunié par contumace, il avait été réveillé une nuit par quelque chose de lourd qui s'était abattu sur ses épaules ; il dut, malgré lui, se lever, s'habiller et sortir ; il se mit à courir sans pouvoir ni s'arrêter, ni se diriger ; il passa au travers de routes, de ronciers, cinglé à chaque carrefour, par un bras invisible, et de vigoureux coups de fouet.

    C'est ainsi qu'un matin, rentrant chez lui, brisé, les mains ensanglantées, il avait rencontré un camarade qui, comprenant qu'il revenait de porter le varou, l'avait dénoncé.

    Source : Jean Fleury, Littérature orale de la Basse Normandie.

     

     

     Saint-Martin-d'Audouville (50) - Crop-Circles

     

     Phénomène Noosphérique

     

    Fac-Similé du Crop-Circles de Giéville (50)

    apparu le 05/06/2019, à 3h30

     

     

    Vers 1910, au pied du tumulus de Saint-Martin-d'Audouville (50), en bordure de la Sinope, les matineux pêcheurs de truites remarquaient souvent que l'herbe était piétinée en rond par de nocturnes visiteurs. On dit qu'il s'agissait de la trace de revenants qui, sous la conduite de l'Homme du Fleuve, génie sorti du fond des eaux, étaient venus danser sur les bords de la rivière

    Source : Abbé Lecanu - Histoire de Satan.

     

    Yport (76) - Woman-In-Black 

     

    Vers 1905, une femme habillée de noir apparaissait à Yport, poursuivant les passants attardés. La gendarmerie de Fécamp enquêta sans résultat.

    Source : Marie Chevallier, Revue des Traditions Populaires, T. XX.

     

     

       Carentan (50) - Transformisme / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

    En 1669, avec les procès des sorciers de Carentan (50) et de la Haye-du-Puits (50) on trouve des documents sérieux relatifs aux sabbats. Constantin de Renneville, qui habitait alors Carentan, rapporte la déposition qui a été faite par le valet de madame La Couture Le Gouëx, déposition qu'on peut résumer : 

    La dame Le Gouëx avait participé à un sabbat au village des Bohons (Saint-André et Saint-Georges de Bohon 50) chez M. du Taillis-Yver. Au retour, ne retrouvant pas le cheval qui devait la ramener chez elle, la sorcière n'hésita pas :  elle mit un mors entre les dents de son valet, monta sur son dos et, par magie, le valet l'emporta d'une vitesse extraordinaire en sa maison. 

    La dame Le Gouëx confirma devant le tribunal la déposition de son domestique ; un nommé Auvray, boucher à Carentan, entendit plusieurs sorciers qu'il crut être en l'air, entre lesquels il distingua fort bien la voix de du Taillis-Yver.

    Auvray vit ces sorciers renverser la croix de pierre du pont de Gémare (Giesmard, ce pont enjambant la rivière des Gouffres, existait encore dans les années 1940), et lorsqu'il cria au sacrilège et appela les voisins, il se sentit saisi par derrière par quelqu'un cherchant à le terrasser ; prenant alors son couteau il frappa au hasard l'adversaire invisible qui, blessé, demanda quartier et implora miséricorde ; Auvray fut surpris de reconnaître du Taillis dont le bras avait été transpercé.

    De Renneville assura avoir vu, peu après, la croix renversée dans la rivière, et du Taillis-Yver dont le bras en écharpe.

    Source : C. de Renneville, L'Inquisition françoise ou l'histoire de la Bastille.

     

     

    Château de Gisors (27) - L'Hybridé / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

     Les premiers maçons (ancêtres des francs-maçons du XVIIIe siècle) étaient connus en France depuis les environs du VIIIe siècle. Ils furent soupçonnés de s'adonner aux sciences occultes, à l'alchimie, à l'astrologie et d'être des sorciers.

    L'Église les combattit, et en 1189, le synode de Rouen fulminait contre ces sociétés que la Sainte Église a en horreur.

    Un document donnant la liste des grands maîtres de la maçonnerie indique, au titre de l'année 1066, le nom du seigneur normand Roger de Montgomery, compagnon du duc Guillaume à Hastings cette même année.

    C'est un fils de Roger de Montgomery, Robert de Bellême, comte d'Exmes (61), qui, selon un de ses biographes modernes, le vicomte de Motey, était un véritable personnage diabolique dont on ne prononçait le nom qu'avec crainte, ses gestes, vrais ou faux, étaient des choses merveilleuses qu'on racontait avec effroi, et on pensait qu'il était l'incarnation d'une sorte de démon, fut le bâtisseur du château de Gisors, dont il établit le plan et dirigea personnellement les travaux, signes d'appartenance à cette mystérieuse corporation des frères maçons.

    Le roi Henri Ier d'Angleterre, fils du duc Guillaume de Normandie, lui-même grand maître des maçons d'Angleterre, fit vers 1110, achever la construction du château de Gisors, par des maçons-architectes Templiers, selon la norme hermétique, et en fonction de l'état du ciel du 24 décembre à minuit, pour y installer un sanctuaire souterrain réservé aux pratiques occultes (Les Templiers furent accusés, en 1307, d'hérésie, d'occultisme, de magie et de sorcellerie ; et le donjon du château de Gisors recèle de mystérieux graffiti, que l'on retrouve aux forteresses de Chinon (37) ou de Domme (24), où furent incarcérés les Templiers.).

    Sources : Thory Acta Latomorum, Publ. Anderson, 1715. E. H. Langlois, Mémoire sur les tombeaux Gallo-Romains découverts à Rouen.

     

     

     

    Nay (50) - Le Kidnapping Aérien

     

    Sarcophages de Résurrection / de Régénération du Roi-Chevalier Baudemagus

    La Thomassière -Lonlay-l'Abbaye (61)

     

     

    Un jour du XIIIe siècle, le curé de Nay s'aperçut qu'il avait omis de payer sa redevance annuelle à Rome, il fit alors appel à Satan pour qu'il le transporte à Rome aussi vite que la pensée, le Diable lui dit : Signe-toi tu vas arriver aussitôt à Rome, et quand ils survolèrent la Méditerranée : Signa te signa temere me tangis et angis, Roma tibi subito motibus ibit amor ; pour prix du transport il promit son corps au Malin, dès qu'il serait inhumé.

    Il donna des instructions et quand il mourut sa dépouille ne fut pas inhumée, mais placée dans un sarcophage surélevé qui ne fut jamais mis en terre. Le Diable n'y put rien.

    On pouvait encore voir ce tombeau au cimetière de Nay, à la fin du XIXe siècle.

    Gerville, dans son Essai sur les sarcophages rapporte les faits et écrit qu'il crut discerner le mot Retourné sur le couvercle du sarcophage, mot relatif au voyage du curé, et qu'il fut longtemps attribué un pouvoir magique à la sépulture.

    Elle était de grande dimension et la pierre possédait une ouverture suffisante  pour qu'elle qu'un homme puisse s'y glisser. C'était là que passaient naguère des hommes des cantons de Carentan (50) pour se coucher, et dormir s'ils le pouvaient, afin d'y être guéris de la fièvre intermittente.

     Source : Le Tenneur René - Magie Sorcellerie et fantastique en Normandie -1979.

     

     

     

    Notre-Dame-de-Courson (14) - Les Implants / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

     

     

    En 1717, Lange, conseiller, médecin du roi à Lisieux, rédigea un Mémoire qui lui fut demandé sur le cas extraordinaire d'une maléficiée, Madeleine Morin, âgée de 22 ans, de la paroisse de Courson (Notre-Dame-de-Courson 14) au diocèse de Lisieux. L'affaire avait commencé en 1715. Madeleine Morin ayant eu quelque démêlé avec une voisine accusée de plusieurs maléfices pour lesquels elle était dans les prisons d'Orbec (14) avec son mary, cette sorcière luy dit : Autant de paroles que je te diray ce seront autant de Diables qui t'entreront dans le corps.

    Aussitôt, Madeleine Morin fut prise de violentes douleurs et de soulèvements d'estomach ; depuis lors elle fut souvent réduite à l'extrémité par des accidents surprenants, ayant jetté par la bouche en présence de plusieurs personnes des chenilles et un lézard tous vivans.

    Le Sieur du Bois, chirurgien du Bourg de Farvaques (Fervaques 14) l'ayant visitée, luy conseilla pour la soulager de grandes douleurs de têtes de faire couper ses cheveux et d'y faire appliquer un pigeon vivant ; ce fut la Voisine en question qui les luy coupa.

    Elle continuait à souffrir et voulut implorer le secours divin : elle fit le voyage de la chapelle de Notre-Dame-de-la-Délivrande (14) où elle fit dire neuf messes, elle s'évanouit pendant la Consécration de cinq et vomit plusieurs chenilles jusque au nombre de vingt huit, et revint parfaitement guérie.

    Au matin du 22 juin 1716, Madeleine Morin croisa sa sorcière de voisine qui l'assomma à coups de bâton et s'évanouit. Des multiples contusions sérieuses à la tête, à l'épaule au foie fut soignées par le sieur du Bois, dont il extirpa des aiguilles et des épingles, et ceci régulièrement jusqu'en 1717, des différentes parties et membres de son corps, ainsi que les Messieurs les Médecins, les Chirurgiens, les Apothicaires, et personnes de bon sens de l'Hôpital Général de Lisieux, où on la mit à la garde de deux Sœurs qui la surveillèrent, jour et nuit.

    Sources : Le Tenneur René - Magie Sorcellerie et fantastique en Normandie. Dr. Giraud, Etude sur les procès de sorcellerie en Normandie.

     

     

     

    Carentan - L'Aillerie  (50) - L'envol au Sabbat par la cheminée / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     L'origine du Père Noël

     

    Melle de Lilletot, fille d'un médecin de Carentan, fut poursuivie. On racontait qu'elle avait un chien noir qui ne la quittait jamais et qui devait être le Diable. Deux moines, qui avaient dîné chez le médecin, déclarèrent que, s'étant montré sceptiques quant à l'existence des sabbats, la jeune fille leur avait dit que : bientôt ils seraient convaincus qu'il y en avait.

    Ils assurèrent qu'on entendit peu après : un grand bruit de personnes qui voltigeaient en l'air au son de la vielle. Melle de Lilletot dit que c'était ceux qui se rendaient au sabbat et proposa aux moines d'y aller. Ils répondirent qu'ils n'avaient ni graisse pour se frotter, ni cheminée par où l'on peut passer.

    Le repas terminé, les moines partaient quand ils virent par une fenêtre Melle de Lilletot s'oindre le corps et s'envoler pour le sabbat.

    Jeanne Le Boulanger déposa, le 24 mai 1669, qu'un soir, étant allée tirer les vaches de son maître, à Laillerie (Carentan), elle aperçut Melle de Lilletot et plusieurs personnes nues en l'air, lesquelles s'élevaient en des moments et se rabaissaient en d'autres, ce dont elle fut malade de peur quelques temps.

    Melle de Lilletot fut arrêtée et, condamnée au bannissement, dut quitter le pays.

    [Note 01 : Le conduit de cheminée des foyers domestiques était souvent utilisé, par les sorciers et les sorcières, pour se rendre et pour revenir du sabbat, après s'être enduits le corps nu d'un onguent, confectionné à partir de la graisse et du sang des enfants sacrifiés ; ce passage par la cheminée a donné naissance au conte de la venue (à l'ouverture du portail du solstice d'hiver) du Père Noël (couvert du rouge sang et du blanc gras et qui est associé aux esprits de la nature, les lutins, les rennes volants).

    Note 02 : Les ritournelles musicales lancinantes de la vielle, des boîtes à musique, et les carrousels des manèges ou les rondes des danses, dites des gens du voyage, servaient aussi de pratique de conditionnement, pour l'altération des consciences (comme chez les derviches tourneurs), prélude à l'envoûtement hypnotique, caractérisant le joueur de flute de la ville de Hamelin qui opérait lors de la croisade des enfants, au XIIIe siècle

    Note 03 : Les feux allumés aux fêtes traditionnelles (à l'ouverture des portails stellaires), comme ceux de la Saint-Jean d'été, ou les illuminations de la fête du solstice d'hiver de Noël, ont la même fonction que celle des anciennes Lanternes des Morts qui chassaient les mauvais esprits.]

    Sources : C. de Renneville. L'Inquisiteur françoise ou l'Histoire de la Bastille.

     

     

     

     Varaville (14) - Crime Rituel / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

    Réfléchir ! ...

     Photo : Laurent Dubus

    Réfléchir ! ... à l'Arc-en-Ciel !

    Photo : Laurent Dubus

     Le "Coquillage" !

     Photo : Anonyme

     

    En novembre 1960, Camille Anne, 45 ans, dit Œil de Verre, pêcheur de coques, habitant Varaville (14), fut retrouvé mort, nu, sur le bord d'une crevasse remplie d'eau (trou de bombe de la dernière guerre). Son visage était défiguré par une énorme plaies du nez au menton, d'autres blessures se voyaient sur le thorax. Une ceinture noire lui serrait la taille. Découverte étrange : la veste, le bleu de travail, le chandail bleu du mort étaient soigneusement retournés. On trouva à côté deux peignes ébréchés et un bout de corde. Anne vivait dans un blockhaus de 1944, en compagnie de plusieurs hommes et femmes, où il se passait des choses étranges en rapport avec le Diable et la magie noire ; après avoir sacrifié un homme, on retourne ses vêtements afin d'annihiler sa personnalité ; la corde symbolise le sexe, les deux peignes le cerveau de la victime : en jetant ces objets au fond de l'eau, le sorcier a voulu détruire complètement l'âme du sacrifié, au cours de ce crime rituel, des vêtements retournés (rituel des vêtements retournés dont les abductés ufologiques sont les victimes).

    Source : Journal : L'Aurore du 21/11/1960.

     

     

     

    Quinéville (50) - La Lanterne des Morts / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique / Contact

    Les Illuminations de Noël 

     

     

    Longtemps avant le christianisme, la lumière était considérée comme capable de chasser les mauvais esprits et on entretenait des feux sur les sépultures. Les premiers chrétiens, comme les païens, placèrent des lampes dans les tombeaux, puis on construisit, à proximité des cimetières, des petites tours, creuses et coniques, percées de trous dans leur partie supérieure où l'on plaça un fanal. Ce furent les lanternes des morts dont le feu protecteur était allumé chaque soir, avec le temps une petite croix de pierre remplaça le feu, et une pierre fut installée à la base de la tourelle afin d'y célébrer des services religieux.

    En Normandie, ces anciennes lanternes des morts étaient appelées des cheminées, comme à Bayeux (14), à Saint-Lô (50) où elle dominait le pignon d'un des anciens bâtiments de l'abbaye de Sainte-Croix, à Brix (50), à Quinéville (50).

    [Note 01 : Le conduit de cheminée des foyers domestiques était souvent utilisé, par les sorciers et les sorcières, pour se rendre et pour revenir du sabbat, après s'être enduits le corps nu d'un onguent, confectionné à partir de la graisse et du sang des enfants sacrifiés ; ce passage par la cheminée a donné naissance au conte de la venue (à l'ouverture du portail du solstice d'hiver) du Père Noël (couvert du rouge sang et du blanc gras et qui est associé aux esprits de la nature, les lutins, les rennes volants).

    Note 02 : Les ritournelles musicales lancinantes de la vielle, des boîtes à musique, et les carrousels des manèges ou les rondes des danses, dites des gens du voyage, servaient aussi de pratique de conditionnement, pour l'altération des consciences (comme chez les derviches tourneurs), prélude à l'envoûtement hypnotique, caractérisant le joueur de flute de la ville de Hamelin qui opérait lors de la croisade des enfants, au XIIIe siècle

    Note 03 : Les feux allumés aux fêtes traditionnelles (à l'ouverture des portails stellaires), comme ceux de la Saint-Jean d'été, ou les illuminations de la fête du solstice d'hiver de Noël, ont la même fonction que celle des anciennes Lanternes des Morts qui chassaient les mauvais esprits.]

    Source : Le Tenneur René - Magie Sorcellerie et fantastique en Normandie -1979.

     

     

     

    Louviers (27) - La Marque des Sorciers / La Marque des Implants / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

     

     De 1643 à 1647 une grave affaire de sorcellerie et de possession diabolique collective eut un grand retentissement. Ce fut le procès des religieuses de Louviers.

    Peu avant 1643, des bruits alarmants circulèrent sur ce qui se passait au monastère de Saint-François à Louviers. On disait les sœurs Ursulines ensorcelées, se livrant à des extravagances, se roulant à terre et se mettant en arc de cercle, blasphémant, grimpant aux arbres et même aux murs.

    Les nombreux exorcismes pratiqués n'eurent d'autre résultat que d'exciter davantage les possédées ; elles dirent avoir découvert des charmes dans le jardin du couvent, elles se contorsionnèrent et blasphémèrent de plus belle, se posèrent en prophétesse inspirées par le démon.

    Elles disaient voir le Diable les mains et les pieds en griffes et le corps tout plein de petits crocs qui sortaient de la chair : il avait le corps gris tout tacheté de noir ; sous l'impulsion de son diable Putiphar, la sœur Marie du Saint-Sacrement volait comme un oiseau de branche en branche.

    Le père Esprit de Bosroger témoigna encore sur 450 pages : Putiphar possédant la sœur Marie du Saint-Sacrement dit à Encitif possédant la sœur Barbe de Saint Michel : veux tu que j'aille avec toi en la chienne que tu tiens ? A quoi Encitif ayant répondu oui je le veux, aussitôt Putiphar passa dans le corps de sœur Barbe et la sœur du Saint-Sacrement fut libre absolument de son démon, se jeta à genoux proche de l'autel et commença à dire son bréviaire.

    Une des sœurs, Madeleine Bavent, était tout particulièrement endiablée ; on disait d'elle qu'après avoir ensorcelé les autres sœurs elle avait cherché à malificier le pays. Elle déclara que le curé Mathurin Picard, précédent directeur du couvent, décédé l'année précédente, l'avait ensorcelé ainsi que ses compagnes. Elle ajouta que Picard était assisté de l'actuel aumônier, l'abbé Thomas Bouillé, et qu'ils l'avaient conduite au sabbat où des scènes ignobles s'étaient déroulées.  Elle dit y avoir épousé un Diable nommé Dagon et avoir commis avec lui des actes horribles sur l'autel ; elle vit trois ou quatre fois dess femmes magiciennes y accoucher ; on mettait les enfants sur l'autel et quand la détestable messe était achevée, tous les assistants et les mères mêmes, égorgeaient d'un commun consentement ces pauvres petits enfants qu'ils déchiraient, et après que chacun en avait tiré les principales parties, pour en faire des charmes, maléfices et sortilèges, ils mettaient le reste en terre ; auxquels égorgements elle contribua avec Picard et fit des maléfices desdits enfants.

    Thomas Boullé était porteur d'une cicatrice, la Marque aux sorciers, reconnue par l'insensibilité à l'endroit de ladite Marque.

    Après un long procès, il fut conduit au bûcher et ses cendres dispersées au vent. Marie Bavent resta enfermée jusqu'à sa mort, et ses autres sœurs placées chez leurs parents, dans d'autres monastères ou maison religieuse ou séculière.

    Source : De Bosroger, La Pitié affligée, 1651.

     

     

     

     La Haye-du-Puits (50) - Les Crashs et les Traces au Sol / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

    Les Assemblées Crépusculaires

     

     

     

     1669 : Michel Marais étant couché en sa chambre, un homme et une femme, qu'il nomma, descendirent par la cheminée ; disant de plus qu'on lui avait dit qu'un homme conduisant son harnois pendant la nuit, en passant près du bois de la Haye-du-Puits, vit une assemblée de plus de deux cents personnes nues qui dansaient, dont il connut plusieurs.

    Les deux jeunes filles du seigneur de la Couture déclarèrent qu'un enfant, Charles Champel, leur dit qu'il était sorcier ; la nuit suivante, il descendit par la cheminée accompagné d'un autre sorcier et leur propos de les emmener au sabbat, mais ayant refusé, il s'en retourna par où il était entré et le lendemain il leur répéta ce qu'il leur avait dit dans la chambre et leur montra l'impression de ses pieds sur la cendre de la cheminée. Interrogé par le juge le 16 mai 1669, Champel reconnut les faits et donna le nom de l'autre sorcier.

    Denis Sivard, paraissant las et fatigué, dit à Jeanne Quiedeville et à Philippine Canu, qu'il était allé pendant la nuit en la ville de Saint-Malo, et leur fit un détail des lieux par dessus lesquels il était passé, ajoutant en parlant à ladite Canu, qu'il y avait un morceau de bois dans sa cheminée qui l'empêchait d'y passer et que si ce bois ne s'y était pas trouvé, il lui aurait fait bien de la peine.

    Fleurie le Sauvage dit qu'étant allée tirer les vaches, elle vit tomber un corps nu de l'autre côté de la pièce où elle était.

    La femme du sieur du Taillis-Bellée étant sortie de chez elle pour aller partager une métairie de moutons, vit tomber en son chemin une femme nue qu'elle connut et qui par elle dénommée au procès, ajoutant que par bruit commun on disait qu'on avait vu tomber la même femme sur les rochers de la mer.

    Scolastique Couillard déclara qu'étant allée tirer les vaches avec la demoiselle de son maître, M. Yon, seigneur de Saint-Hilaire, elles virent tomber un Gentilhomme tout nu par dessus une haie, lequel Gentilhomme, qui fut connu et qui est dénommé, pria cette Demoiselle de n'en point parler;

    Etienne Couillard a dit qu'il avait vu tomber près du village de la Bombarderie, une femme nue, qu'il nomma.

    François Benoît a dit à Guillaume le Fol, paraissant tout effrayé, qu'un homme tout nu venait de tomber par sa cheminée, et s'était enfui aussitôt.

    [Dans les iles anglo-normandes, on installait au sommet des cheminées des tuiles plates (sortes de sièges) appelées repose-sorcières. En 1999, dans un petit village de l’Orne (61), un corps momifié fut retrouvé dans une cheminée.]

    Sources : Le Tenneur René - Magie Sorcellerie et fantastique en Normandie -1979. Jean-Paul Lefebvre Filleau, Histoires Insolites de Normandie, De l'étrange au Diabolique - 2021.

     

     

     Barnavast (50) - Le Crapaud /Maître d'école-maître sorcier / Prédation

     

    La ferme des Grandes Portes à Barnavast fut un jour ensorcelée : les vaches tarissaient, les bœufs se vidaient, les chevaux ne mangeaient plus, la volaille mourait. Et un matin, on trouva le fils de la maison dans un clos, à quatre pattes comme un bestiau, enquéraudé (envoûté).

    Maître Charles, le fermier, partit aussitôt pour Saint-Lô (50) consulter un désensorceleur réputé qui procéda à la recherche du j'teux d'sorts, avec au rituel impliquant le miroir magique ; miroir sur lequel est apparu, comme sur un écran l'image animée de deux  chorchis (sorciers) en compagnie de Polyte Deshaies, dit Le Crapaud, qui était, à l'époque, l'un des plus grands sorciers connus en Cotentin, qui exerça d'abord ses talents dans la région de La Haye-du-Puits, Portail, Saint-Sauveur-le-Vicomte. Vers 1820, il était maître d'école-maître sorcier dans le nord de la presqu'ile, au Val-de-Saire. On dit que là, rassemblant d'autres sorciers dans la forêt de Barnavast, il présidait des sabbats dignes de ceux du XVIIe siècle.

    Source : Fr. Lemonnier-Gruhier, Conférence de la Sté Archéologique et d'Histoire de la Manche, 7 mai 1951.

     

     

    Réville (50) - Le Moyne de Saire / Abducté Métamorphe

     

    1470 : Le courageux seigneur Jehan de Réville hébergeait son frère, moine paresseux, ivrogne, oublieux de ses devoirs de chrétien.

    Un soir se présenta au manoir le fermier Pierre Tesson auquel Jehan de Réville réclamait un arriéré de location d'un pré des bords de la rivière de Saire. Tesson affirmant avoir déjà payé ce loyer entre les mains du moine, celui-ci le nia et s'écria :

    Que Satan m'emporte si je ne dis pas la vérité ! A ces mots,  on entendit un grand bruit : et il apparut une hideuse créature dissemblable de tout chrétien. Tout noir de corps, chauve-souris par les ailes et par les pieds, lesquels étaient griffus ; sa tête était noire avec encore des cornes, évoquant un diable, et aussi par une forte odeur de souffre qui l'accompagnait.

    Le moine qui ricanait, car il avait reçu du Diable deux pouques (grands sacs) pleines de sorts, s'envola avec le diable par la fenêtre. Et pendant longtemps on vit le diable apparaître au-dessus du Manoir de Réville.

    Dame Quétil, épouse du seigneur de Réville, reçut plusieurs visites du moyne de Saire, sous forme de chouette qui lui fit de singulières prédictions qui se réalisèrent : chute du clocher de Saint-Martin, envahissement de la mer et même certains événements des Guerres de Religion.

    Depuis, le moyne de Saire maudit revient souvent la nuit au bord de la rivière ; métamorphosé en bœuf, en âne, en cheval, en porc ou en chien, il effraye les passants.

    On l'entend à la Pointe de Saire où, caché dans la Brume, il lance des appels, cherchant à attirer les pêcheurs vers les rochers dangereux. 

    Sources : Abbé A. Tollemer, Journal manuscrit d'un sire de Gouberville, et Claude Blanguernon, Gilles de Gouberville.

     

     

    Notre-d 'Estrées-Marie-Corbon (14) - Les Nécromanciens / Prédation / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

    Samedi matin, 6 décembre 1982, Roger, retraité de 70 ans de Victot-Pontfol, est debout de bonne heure. Son petit-déjeuner pris, Roger sort la Simca 1100 du garage, charge la voiture avec de la ferraille et part à la décharge à Dozulé.

    Arrivé à proximité, Roger est attiré par une odeur de brûlé. À une cinquantaine de mètres, le corps d’un homme, tout du moins ce qu’il en reste, est en train de se consumer. Roger part chercher le maire.

    La scène est insoutenable. Le corps est coupé en deux. La tête a été séparée du tronc. Le corps est très abîmé par le feu. Les viscères ont été retirés et mises dans un sac en plastique. Il manque la jambe gauche. La mort remonte à quelques jours, peut-être deux semaines.

    Les gendarmes ratissent la décharge et trouvent un indice intéressant. Une photo où plusieurs personnes lèvent leur verre. La silhouette de l’un des convives a été découpée. Bizarre, bizarre.

    En montrant la photo, les gendarmes identifient Julien, un gars d’une trentaine d’années. En se rendant dans sa cave, les enquêteurs découvrent des statuettes de plâtre et des cierges à moitié consumés. Une brebis égorgée pend à une poutre.

    Un peu plus loin, six petits cercueils. L’enquête est résolue : la fille de Julien, âgée de 5 ans, était malade. Pensant qu’elle était envoûtée par des proches, il a déterré un cadavre et tué une brebis pour confectionner les cercueils à l’intention des six jeteurs de sort présumés. Les protagonistes de l’histoire ont été jugés pour violation de sépulture.

     

    [Notes : investigation en cours au Carrefour-Saint-Jean (14) Ufo-Génpi : Phénomène lumineux autour du soleil apparenté à ceux de Tilly-sur-Seulles (14) observé au XXe siècle.

    Mr. Gibert R., 63 ans, signalé disparu le vendredi 16 février 2018 a été retrouvé mort le samedi 17 février dans un fossé à 300 m de son domicile le manoir de l'Épinay (14). Source : Le Pays-d 'Auge, du 17/02/2018] 

    Source : Frédéric Leterreux, Crimes en Normandiede Frédéric Leterreux, illustrations de Jérôme Eho, 2018.

     

     

    Cerisy-la-Salle (50)  - L'Incontinent / Paralysé / Point-Chaud Surnaturel + Point-Chaud Ufologique

     

    Vers 1850, un jour, Louis Léveillé de Cerisy-la-Salle (50), sorcier, alors qu'il se rendait au marché de Coutances (50), un meunier qui était en train de lâcher de l'eau (d'uriner) se moqua de lui au passage. Léveillé dit simplement, regarde ce que tu fais, mon gars, et continue jusqu'à ce que je revienne du marché.

    Malgré ses efforts, le meunier ne put s'arrêter d'uriner ; au surplus, ses mains étaient paralysées et ses pieds rivés au sol. On le poussa, on le secoua, rien n'y fit ; on appela le curé, on récita des prières, en vain.

    Quand, dans la soirée, Léveillé revint, il se dirigea sans un mot vers le meunier, lui frappa sur l'épaule aussitôt de son incontinence.

    Des centaines de personnes ont été témoins du fait.

    Source : A. Marquez, Le Bouais Jan, 1899.

     

     

     

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